Relance de l'investissement dans le secteur du bâtiment: le Mouvement Hlm alerte l'État

Le Mouvement Hlm, qui investit actuellement sur un rythme annuel de 16 milliards d'euros, a fait part à plusieurs reprises de la nécessité de soutenir les investissements engagés pour relancer la production de logements sociaux et l'activité de rénovation, notamment thermique.

Clos Masson à Crolles © Studio Jamais Vu | Actis

En responsabilité, il a engagé depuis 2013 une mutualisation des fonds propres des organismes pour renforcer leurs capacités à investir. En 2014, il a décidé d'amplifier très fortement sa mutualisation sur les fonds propres et les produits du supplément de loyers de solidarité (SLS), créant ainsi un dispositif volontaire au service de l’investissement pour produire plus, pour prendre en compte les besoins spécifiques (étudiants et seniors), pour rénover et adapter le parc social, et baisser les loyers dans une partie de la production nouvelle.

Un tel engagement doit permettre de mieux répondre à la demande sociale, de relancer l'activité dans le secteur du bâtiment. Ce sont un milliard de travaux en moyenne tous les ans qui sont en jeu, dès 2015 et jusqu'en 2018, préservant plus de 15 000 emplois essentiels dans le bâtiment.

Depuis maintenant plusieurs mois, le Mouvement Hlm, qui tient ses engagements, attend la formalisation de l'accord passé en 2014 à Lyon avec le Premier ministre pour accroître concrètement cette démarche de mutualisation au service de la relance économique. Aujourd'hui, il tient à alerter solennellement les pouvoirs publics sur la nécessité à agir vite!

Il tient à rappeler que pour relancer l'activité et la croissance, les conditions de la réussite doivent être rassemblées. La mobilisation du foncier et l'application sans faille de la loi SRU, appelant à une action volontaire des préfets, sont également des nécessités immédiates. 

Jean-Louis Dumont, Président de l'Union sociale pour l’habitat, tient à souligner : « La mutualisation est un modèle totalement innovant, voulu et décidé par le Mouvement Hlm. Plus de 500 organismes Hlm ont décidé de mettre en commun leurs moyens pour agir partout en France. Tous les retards pris sont des retards pour l'emploi, pour l'intérêt des locataires et pour les personnes qui attendent un logement social ».