Rénovation urbaine 20.02.2012

Les chiffres clés de la rénovation urbaine

Toutes les données chiffrées du Programme national de rénovation urbaine (PNRU).

Sur une cible de 557 quartiers retenus par le conseil d’administration de l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine, près de 500 seront traités (chiffre basé sur les conventions signées). La diffusion du Programme national pour la rénovation urbaine a donc atteint son objectif. De 2003 à 2013 ces quartiers bénéficient d’un programme de travaux d’un montant de 42 milliards d’euros et d’une enveloppe de subvention de l’ANRU de 12,350 milliards d’euros.

Une rénovation centrée sur l'habitat

La place de l’habitat est centrale dans les projets : elle représente 67 % des investissements et se voit affectés 61 % de l’enveloppe de la subvention ANRU. La maîtrise d’ouvrage hlm va réaliser un programme de travaux s’élevant à 27 milliards d’euros, correspondant à :

  • 137 000 démolitions, soit 8,5 % des investissements ;
  • 130 000 reconstitutions de logements sociaux, soit 43 % ;
  • 314 000 logements réhabilités, soit 12 % ;                    
  • 341 000 logements résidentialisés, soit 5 %.

Un financement mixte

Dans le financement  des projets, la part portée par les organismes Hlm représente 42 % soit 18 Milliards d’euros, constitués soit d’emprunt de la Caisse des dépôts et consignations CDC ( à hauteur de 78 %), soit de fonds propres. Les bailleurs vont bénéficier de 7,4 milliards d’euros de subvention de l’ANRU (sur l’enveloppe de 12,3 milliards) ; de leur côté, ils vont injecter dans ces projets entre 3 et 4 milliards d’euros de fonds propres jusqu’à 2015.

Participations financières aux Programmes de Rénovations Urbaine
  • Bailleurs : 41 %
  • ANRU : 29 %
  • Collectivités territoriales : 21 % (Villes et EPCI : 12 % - Départements : 4 % - Région : 5 %)
  • Autres : 7,5 %
  • Europe : 1,5 %.

 

Un parc obsolète renouvelé

Les projets de rénovation urbaine vont permettre de renouveler l’offre hlm la plus ancienne, la plus obsolète du point de vue des formes architecturales et ayant des problèmes d’attractivité : 48 % des logements démolis datent d’avant 1966 et 50 % sont dans des immeubles hauts de plus de 7 étages. Dans près d’un tiers des immeubles démolis, le taux de vacance était supérieur à 35 %.

La programmation de la reconstitution des logements sociaux est principalement constituée d’une offre à loyer minoré : 65 % de PLUS-CD (construction-destruction) et 10 % de PLAI. Le redéploiement géographique est modeste mais réel : 54 % sur site et 46 % hors site.

L’engagement du programme est relativement homogène par famille d’opération : 70% des opérations programmées dans le calendrier prévisionnel sont lancées. Après un démarrage lent lié à la nécessité d’approfondir l’opérationnalité des schémas urbains approuvés par l’ANRU, les acteurs locaux se sont mobilisés pour respecter leurs engagements contractuels et aller au bout des projets. Il est impératif que les organismes puissent mener à leur terme les projets et opérations engagés avec les financements attendus et contractualisés dans les conventions ANRU.