03.09.2012

Intervention de l'Etat auprès du CIF : les inquiétudes du Mouvement Hlm

La crise de liquidités menaçait depuis plusieurs semaines le prêteur immobilier. L’État vient de garantir 4,7 milliards d’euros : un soulagement pour l’établissement bancaire, mais la mise en extinction de ses activités pourrait porter préjudice au domaine de l’accession sociale.

Mardi dernier, la situation d’urgence avait été décrétée pour le Crédit Immobilier de France (CIF), suite à un nouvel abaissement de sa note par l’agence Moody’s. Comme le relate lefigaro.fr, c’est à l’occasion d’un conseil d’administration de crise qui a eu lieu vendredi soir que la demande d’intervention de l’Etat a été émise par le CIF. 4,7 milliards d’euros ont été dès aujourd’hui garantis, alors que la somme totale sur laquelle l’Etat s’engagera devrait avoisiner les 20 milliards d’euros. Alors qu’il n’était pas parvenu à trouver un repreneur cet été, le CIF a indiqué hier que cet apport lui permettrait « de respecter l’ensemble de ses engagements financiers ».

En échange de cette intervention de l’Etat, le groupe bancaire sera placé sous tutelle par le Gouvernement. D’après un membre du Ministère de l’économie, dont les propos sont repris par lefigaro.fr, l’État n’envisage pas de nationaliser le groupe bancaire. Ce dernier sera géré en extinction, ce qui signifie qu'il ne pourra donc plus octroyer de nouveaux crédits. Une nouvelle qui n'a pas manqué d'inquiéter le Mouvement Hlm car il s'agit d'une mise en péril du financement de l'accession sociale à la propriété.

Le CIF devra préparer un plan de résolution qui sera présenté à Bruxelles. Les aides d’Etat nécessitent en effet l’accord du Parlement ainsi que de la Commission européenne. L’état a également imposé le départ de Claude Sadoun, PDG du groupe, qui sera remplacé par Bernard Sevez, membre du Conseil d’administration.

L'Union sociale pour l'habitat exprime, par voie de communiqué de presse, son inquiétude pour l'avenir du financement de l'accession sociale à la propriété. Elle demande à l'Etat de préciser d'urgence sa politique en la matière et souhaite être associée à cette réflexion.

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